Metadame

Par les pairs
pour les pairs


Témoignages

Je suis arrivée au Centre comme résidente fin décembre 2010. Je n’avais pas grand-chose, deux petits sacs de vêtements. En mars, j’ai fait mon rapport d’impôt. J’étais en retard d’un bon nombre d’années. Le montant qu’on m’a remboursé m’a permis de m’acheter un bon nombre de choses dont j’avais besoin. En plus de l’argent que j’arrivais à mettre de côté ici et là. J’ai pu m’acheter :

  • Télévision
  • Ordinateur + bureau d’ordi
  • Imprimante
  • Douillette, draps et serviettes
  • Lampes, tables, cadres, miroirs
  • Vêtements, etc.

Toute des choses qui me serviront à mon départ. Finalement, une dernière chose :

  • J’ai réussi à rétablir mon crédit et à obtenir 2 cartes de crédit majeures.Comme ça, je repartirai sur un bon pied dans la vie.

J’avais finalement pu me débarrasser de l’héroïne en étant sur un programme de méthadone, mais j’ai développé une dépendance aux benzo, et cela commençait à être un véritable problème. Avec l’aide du Centre et un suivi avec les intervenants qui m’ont apporté un support moral et leurs encouragements, j’ai réussi à arrêter, sans aucune rechute. Sans eux, c’est certain que ça n’aurait pas aussi bien fini.

J’ai aussi réussi à perdre beaucoup de poids (50 lbs). Je suis allée au gym régulièrement avec les encouragements constants de Chantale Perron. Et j’ai aussi subi une opération (réduction mammaire). À défaut de me répéter, je peux vous garantir que sans l’appui constant des intervenants, je n’en serais pas arriver là.

J’ai maintenant retrouvé l’amour et le respect de ma famille et de ma belle grande fille de 16 ans.

Quand je suis arrivée ici, ma fille et moi n’avions pas de contact. Elle vient maintenant me visiter régulièrement avec ma famille. Ils sont tous fiers de ce que j’ai accompli.

Le Centre m’a tellement aidée pour que je réussisse. De savoir qu’ils sont là, juste en dessous de moi, si j’ai besoin d’un conseil, ou juste de parler, est très sécurisant. Ils sont toujours accessibles à tous. Aussi, c’est un endroit sécuritaire : il y a un système de caméra et des surveillants de soir et de nuit. Ça fait du bien de se sentir en sécurité.

Anna Messier, résidente de janvier 2011 à (aujourd’hui- 2013)

Méta d’Âme est arrivé dans ma vie lorsque j’en avais besoin…vraiment !
Quand je suis arrivée dans mon logement des Habitations d’Aide à la Réinsertion de Méta d’Âme, j’ai trouvé un endroit où me poser et prendre des forces. On y arrive «ben magané», les ressources usées pis les idées noires. C’est le « boutte du boutte »…

Jusque là, j’avais roulé ma bosse… à contre-courant, de rechutes en dérives, d’appartements miteux à la rue, de seringue en seringue…sans but. Flou.
Les rares bouées que la société met en place pour aider les drogués sont insuffisantes et prennent l’eau !

Soit on est trop vieux, trop jeune, on ne prend pas la «bonne» substance, on n’a pas la «bonne» maladie mentale, on se gèle trop ou pas assez… Bref, c’est presque impossible d’arriver à s’insérer dans ces étroites et discriminatoires cases. Mais on est des humains ! On est complexe et changeant ! Existe-t-il quelque chose pour moi «au grand complet»? Ben oui ! Heureusement, il y a les Habitations d’Aide à la Réinsertion de Méta d’Âme! C’est pas juste une bouée, c’est le bateau au grand complet !

Enfin un lieu où l’ensemble de mes faiblesses entre. Un lieu où je peux souffler et déposer mon lourd et malade fardeau. Méta d’Âme nous offre un appart, sain, propre, sécuritaire. J’ai enfin un lit à moi ! Je me remets à la cuisine, à la lecture. La dope prend moins de place.

Je ne suis plus en état de survie. Le stress diminue. J’apprivoise l’autonomie. Je soigne mon hépatite C. J’ai l’air ben indépendante…mais j’ai besoin de vous! Je sais qu’il y a toujours quelqu’un dans le bateau pour moi, pour nous tous ! Je ne suis plus seule. Car on peut manger ensemble, il y a des activités, on rit, on parle, on dessine, on se chicane, on vit quoi !

Je pense que la transformation s’effectue comme ça; simplement, un jour à la fois, en vivant! Parce qu’on est moins seul, parce que c’est sécurisant d’avoir un toit, un lieu à soi. Je n’ai plus besoin de me prostituer, de voler, de mentir. J’ai un chez-moi, enfin. C’est la base. Après ces besoins de base comblés (toit, nourriture, etc.), on peut commencer à concevoir la sobriété, le positif, le désir d’évolution, le changement à long terme…

C’est pas une vie que de patauger de bouée en bouée! Après des années de dérive, j’avais grand besoin d’être entourée, encouragée, nourrie, protégée, stimulée…et c’est l’équipe de Méta d’Âme qui prodigue tout cela ! Vous tous, membres de l’équipe, vous êtes des humains qui « vont bien», pis qui s’occupent des «tout croches»…Quelle patience vous avez ! Vous, vous le saviez que ça valait la peine de continuer à vivre! Merci de m’avoir donné l’opportunité de le réaliser !

Maintenant que j’ai acquis confiance en moi et en la vie, j’entends « l’appel du large. » Maintenant que j’ai appris à me relever, je sais que c’est pas grave de tomber, c’est juste grave de rester couchée ! Merci du fond du cœur à tout l’équipage ! Sauvetage réussi ! Longue vie à Méta d’Âme !

Maude Langis-Lacharité, Trois-Rivières, 10 juillet 2012
Résidente des Habitations d’Aide à la Réinsertion d’avril 2010 à juin 2012.

Expérience de Maude Langis-Lacharité

Après avoir passé 4 ans dans la rue à me détruire et à essayer de survivre, j’ai décidé de me prendre en main et de remettre de l’ordre dans ma vie. Donc, pour ce faire, j’ai compris qu’il me fallait de l’aide et c’est exactement ce que j’ai obtenu en découvrant l’organisme Méta d’Âme, qui vient en aide aux personnes qui éprouvent des difficultés avec ces maudites drogues, c’est-à-dire les opioïdes.
De plus, Méta d’Âme aide les gens comme moi à se sortir de la rue et aussi à obtenir des traitements pour la dépendance aux opioïdes (ex.: programme de méthadone ou Suboxone)

Alors, après plusieurs échecs, je suis arrivé à Méta d’Âme, où l’on m’a accueilli à bras ouverts, et où je me suis senti comme une personne et non comme un numéro.

Suite à mon arrêt de consommation d’héroïne, les gens de Méta d’Âme m’ont fortement encouragé à me reconstruire et faire un suivi thérapeutique, en travaillant sur moi-même.

Pour moi, tout ce parcours a débuté le matin du 7 mai 2007, en faisant ma routine quotidienne, c’est-à-dire, en me rendant à Méta d’Âme, pour commencer ma journée et pour y déjeuner, puisque le centre offre aux gens comme moi, la chance de se nourrir adéquatement et chaleureusement en bonne compagnie.

Par la suite, j’ai commencé à faire du bénévolat et quelques petites commissions pour Méta d’Âme. Je dois dire que cela m’a aidé vraiment à remonter mon estime personnelle et ma confiance en mes capacités de pair-aidant.

Donc, au fur et à mesure que j’avançais dans mon abstinence (6 ans), j’ai fini par décrocher un travail de pair-aidant intervenant.

Cela m’a permis d’acquérir une certaine stabilité financière. J’étais très heureux et mon sentiment d’appartenance était enfin comblé.

De plus, j’ai réussi à surmonter plusieurs petits problèmes personnels qui m’empêchaient d’avancer dans ma vie. À force de travailler sur mon éternelle impulsivité, j’ai développé ma patience et par le fait même, j’ai vaincu mon insécurité. Je suis fier du chemin que j’ai parcouru durant ces années de changement.

Finalement, je dois dire que Méta d’Âme est la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie.

Yvan Lafleur
pair-aidant intervenant à Méta d’Âme

J’aime beaucoup l’organisme MÉTA d’Âme car il me permet de m’impliquer socialement,
C’est-à-dire de faire du bénévolat, de briser l’isolement et de m’affirmer avec les autres.

C’est un endroit où il fait bon échanger avec les intervenants dévoués et généreux.
De plus, il offre de la nourriture à l’occasion.
C’est un endroit que je recommande à tous les toxicomanes qui veulent s’en sortir et se prendre en main. J’ai retrouvé la joie de vivre grâce à cet organisme.

MATHIEU BEAUDOIN – 3/02/2013